Sur un circuit court de 1,4 km qui serpente le long
de l’Our mais qui demande d’incessantes relances, 43 concurrents se sont élancés
vendredi dès 19 heures pour les 50 tours du 10e Grand Prix Victor Hugo.
L’épreuve est souvent une course de mouvements, d’usure, qui laisse une grande
place à l’instinct et couronne en général un coureur aux qualités de
rouleur.
Et dès le départ, à peine le premier tour bouclé, le
Néo-Zélandais Meenhorst mettait le feu à la course. Immédiatement, le
Néerlandais Tjarco Cuppens réagissait mais était obligé d’emmener sur son
porte-bagage Sascha Weber, un équipier de Meenhorst au CCI Differdange .
Jacques Dahm tentait à son tour de sauter pour rejoindre les trois
hommes de tête. Mais le coureur du LC Kayl, devait se résigner face aux trois
compères à l'entente parfaite et occupés à sceller le sort de la course.
Surpris par ce départ express et coincé dans un deuxième peloton, Pascal
Triebel sentant la désorganisation dans la poursuite, s’arrachait pour rejoindre
Christian Poos, Dahm, Masson, Lux, Bintz, Andreoli et Degano, les premiers
poursuivants, tandis que Gusty Bausch échouait dans la même tentative.
Au fil des tours, les convictions du groupe de chasse fondaient face à
l’effort soutenu des hommes de tête dont l’avance grimpait à 1'30" à quelques
tours du terme.
Et à sept tours de la fin, Meenhorst, le Néo-Zélandais,
allié à Weber, l’Allemand, tout deux membres du CCI Differdange, brisait la
trêve conclue avec Cuppens, le Néerlandais.
A tour de rôle, les deux
équipiers allaient gicler et asséner de violentes accélérations, mais de manière
trop désordonnée pour parvenir à piéger ou désarçonner Cuppens, bien en jambes
et très attentif. Et l’ex-sociétaire du CCI Differdange, après n’avoir jamais
perdu plus de cinq mètres sur ses deux adversaires, réglait facilement le
sprint.
«Je savais que souvent, la première échappée peut-être la bonne à
Vianden. Ensuite, dans les derniers tours, je sentais Weber fatigué et je savais
qu’il était le plus costaud au sprint. Je connais ma puissance dans les derniers
mètres. Il ne me restait plus qu’à répondre à toutes les attaques», ponctuait le
vainqueur de l’épreuve.